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 Un dur retour à la réalité | Rukia

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MessageSujet: Un dur retour à la réalité | Rukia   Jeu 25 Avr - 12:09

Le jeune Uchiha était tellement troublé par les révélations qu’on venait de lui faire ainsi que par ce qu’il venait d’apercevoir qu’il ne savait plus vraiment où est-ce qu’il en était. Son esprit était trop désorganisé. Après avoir été victime d’une technique l’ayant rendu son âge véritable et l’ayant dépouiller en retour ses souvenirs passés il se sentait tel un étranger que ce soit dans son propre corps ainsi que dans le village qui était pourtant celui qui l’avait vu naître. Ne se souvenant évidemment pas d’avoir été victime de la terrible technique il a fini par supposer dans son esprit qu’il s’était réveillé dans un monde parallèle. Un monde plus cauchemardesque qu’autre chose vu que la quasi-totalité de son Clan avait été décimé. Un tel monde de tourments où il ne possédait rien ne pouvait pas être le sien. Le jeune Uchiha en était persuadé, il y croyait dur comme fer à sa conclusion précipitée malgré qu’il ne possédait aucune preuve pouvant la rendre authentique. Pour lever le voile sur tout ce qu’il venait d’apprendre en si peu de temps il comptait partir à la recherche de son soit disant grand frère qui était en vie et qui avait mystérieusement disparu après le massacre du Clan Uchiha. En le retrouvant Sasuke était certain de parvenir à résoudre le mystère qui l’entourait et pouvoir enfin rentrer dans son véritable monde où sa famille devait l’attendre impatiemment.

Niveau affaires pour le départ le jeune Uchiha n’avait pas pris grand-chose il avait juste sur lui le strict nécessaire. Il avait sa cape sur la tête, autour de ses poignets on pouvait voir ses bandages cachant ce qui semblait être des sceaux, ainsi qu’un sabre avec lequel il s’était réveillé et donc il n’avait aucune idée quant à la façon dont il avait fait pour l’obtenir. En tout cas, une telle arme lui serait d’une grande utilité pour sa quête future, il ne savait pas encore de quelle manière est-ce qu’il allait pouvoir s’en servir mais une telle chose ne serait tardé. Sa subtilité l’aiderait certainement à découvrir les choses par lui-même sur le terrain au même moment qu’il découvrirait la vérité sur ce qui se passait. Décidé à partir à la recherche de son grand frère ainsi que d’informations complémentaires Sasuke arpenta le chemin menant vers la sortie du village, sa capuche sur sa tête pour qu’on ne fasse pas attention à lui. Etant en pleine nuit, il y’avait de grandes chances pour que personne ne remarque son départ, enfin personne sauf les gardes se trouvant à la grande porte. Avec son ingéniosité ne serait qu’une formalité de partir sans se faire remarquer sans doute. Tout en réfléchissant à ce qu’il devait faire pour lever le voile sur cette histoire de monde parallèle, le jeune Uchiha s’arrêta à proximité d’un quartier paisible. Il regarda très loin derrière lui plus précisément vers là où les visages des précédents Hokage étaient sculptés dans la pierre.

A cet instant il se souvint du l’histoire du vieil homme qui lui avait dévoilé qu’il avait autrefois été Hokage. C’était vraiment une histoire plus qu’invraisemblable mais le vieil homme n’en avait pas démordu, il avait assuré Sasuke que ce qu’il avait dit était la stricte vérité. Y réfléchissant encore quelques instants le jeune Uchiha décida d’aller faire un tour là où il serait fixé sur l’authenticité des informations qu’il avait obtenu avant de partir où que ce soit. Le lieu où il se rendit ensuite fût le bureau de l’Hokage, étrangement son instinct le conduit sur place avec une discrétion qu’il ne soupçonnait même pas posséder. Lorsqu’il arriva sur le toit il remarqua qu’il y’avait encore de la lumière indiquant que quelqu’un était présent. Tout doucement le jeune Uchiha s’approcha jusqu’à être proche d’une fenêtre qui était entrouverte de là il pouvait clairement voir la personne qui se trouvait dans le bureau à une heure aussi tardive. Il s’agissait d’une jeune femme brune qui était tranquillement assise sur sa chaise le nez plongé dans des dossiers. En la regardant plus amplement Sasuke se rendit compte que la jeune femme piquait du nez. Il profita donc de l’inadvertance de la brune pour pénétrer discrètement dans la pièce en passant par la fenêtre qu’il referma ensuite faisant suffisamment de bruit pour tirer la jeune femme de sa somnolence.

Sasuke – N’est-ce pas imprudent un tel acte, Mademoiselle l’Hokage ?, Demanda-t-il d’un ton neutre en s’avançant doucement vers le bureau sans retirer sa capuche.
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Megumi

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MessageSujet: Re: Un dur retour à la réalité | Rukia   Ven 26 Avr - 4:58

    Je n’avais pas pris de retard. Je travaillais tellement, ça aurait été tout simplement incongru. Simplement, certaines pensées avaient commencés à me hanter, des cauchemars récurrents que j’avais même parfois l’impression de voir lorsque j’étais éveillée. Et le pire de tout ça, c’était de ne pouvoir en parler à personne. Je n’avais jamais rien voulu leur dire à ce sujet depuis mon retour, jamais je n’avais eu le courage de leur avouer ne serait-ce qu’un centième de tout ce que j’avais vécu. Pour cela, c’était le vide total. Si jamais Yukio venait à le savoir, non, ce n’était même pas une pensée acceptable. Ainsi, j’avais décidé de rester à travailler plus tard, prétextant une urgence avec un dossier qui venait tout juste de se compliquer bien plus que je n’aurais pu l’anticiper. C’était l’excuse idéale, la seule chose qu’il ne pourrait pas questionner en somme. Mais ne venez pas croire que ça ne me faisait rien de lui mentir, au contraire. Mais en ce moment, il m'arrivait de l'entendre n'importe quand. Le rire. Son rire. Un rire fou et torturé qui se complaisait à me rappeler à quel point personne ne viendrait jamais pour moi. Il serait donc beaucoup plus profitable pour lui comme pour moi que j’y mette du mien, que je m’efforce un peu et que je lui révèle les secrets de la technique ayant fait la renommée de ma famille. Surtout vu les expériences qu’il avait faites, il était convaincu que mon niveau de synchronisation avec mon Eidolon serait supérieur aux autres, surtout en prenant compte que j’étais une descendante de la branche qui avait créé ladite technique. Je fermai avec vigueur le dossier que je tentais de consulter et un grand claquement résonna dans la pièce. Je m’en saisis d’une main tremblante et le jetai le plus fort possible, direction le mur de droite. Je sentis des larmes naître dans mes yeux et mon menton se mettre à trembler. Pourquoi fallait-il que je repense à tout cela maintenant? Pourquoi est-ce qu’il continuait de me hanter? Ne pouvais-je donc pas passer à autre chose et vivre heureusement ma vie avec Yukikun? Je serrai le poing et l’abattit avec force contre mon bureau, me sentant impuissante face aux larmes qui commençaient à rouler sur mes joues et à mon souffle qui se coupait. C’était passé tout ça, j’étais libre, je pourrais vivre de nouveau hors de son influence. Il était mort n’est-ce pas? Bien sûr qu’il l’était! Je me mordis la lèvre inférieure et posai mon front contre la surface fraîche et lisse qu’était mon bureau, fermant les yeux alors que je tentais de retenir ce véritable torrent de larmes. Au bout d’un certain temps, je du toutefois me rendre à l’évidence, je n’avais pas le pouvoir de mettre une halte à ce débordement d’émotions. Je continuai donc à pleurer jusqu’à sombrer dans l’inconscience, dans le sommeil qui aurait pourtant du être si libérateur. Mais il semblait que lui aussi avait décidé de se jouer de moi. De me trahir.

    Je rêvai du sourire allongé et mesquin, narquois, vantard, détestable et dépourvu d’empathie. À ses yeux à la couleur de l’acier, au regard stérile et malsain. À son visage allongé qui définissait son être comme un être perfide et avide, venimeux. Ses longs doigts squelettiques qui…qui… Puis, je pensais à cette pièce humide, sans fenêtres. À ses liens qui me tenaient en otage et qui m’empêchaient de bouger, ou même d’utiliser un seul jutsu. La seule arme qu’il me restait, c’était la force de mon cœur et la vividité de mes souvenirs qui, jours après jours, commençaient à s’effacer. Et chaque jour, il venait me rendre visite, me blessait, se jouait de ma personne et toujours il me mentait. Oui, c’était forcé. Il prenait ce regard faussement compatissant et me disait que plus personne ne me cherchait. Qu’après autant de temps, plus personne ne me chercherait jamais. Que plus vite je leur dévoilais les secrets de la technique, plus vite il pourrait me libérer de mes souffrances. Et le pire, c’est que j’avais commencé à essayer. Oui, c’était quelque chose que j’avais toujours tenté de taire, quelque chose dont j’aurais toujours trop honte pour me l’avouer. Mais à chaque moment de chaque jour, j’implorais à mon Eidolon d’apparaître enfin, pour que je sois libérée. À quoi bon après tout, si ma sœur et mon fiancé m’avaient oubliés? Ne serait-ce pas injuste pour eux que je réapparaisse après autant de temps, eux qui avaient poursuivis leurs vies à en croire ses dires. Coupable. C’était le seul sentiment qu’il me restait au bout de ces deux longues années à me faire torturer, utiliser et bafouer. Et je le vis s’avancer vers moi, je revis ce jour. Quand sa main décharnée s’était posée contre ma joue creuse et sale et que dans son regard, un éclat différent était apparu. Puis, je l’avais revu. Cet instant qui m’avait détruite à jamais. Ce moment que je tentais de bannir de ma tête, d’effacer et de ne plus jamais me rappeler.

    ** Hojo-sama, je vous en prie. Laissez-moi mourir. **

    Je m’éveillai en un sursaut alors qu’un claquement sec déchira l’air statique de mon bureau. Je me redressai comme un ressort, tous mes sens aux aguets et j’entendis une voix derrière moi. Pas la peine de l’analyser, ni de me demander qui ça pouvait ou ne pouvait pas être. Je m’en fichais, il n’y existait rien d’autre en mon esprit à ce moment que la rage et la honte. Sans prendre la peine de réfléchir, mes mains décrivirent des mudras et ils ne fallu qu’une fraction de seconde avant que je ne malaxe mon chakra pour exécuter l’une des mes techniques de shoton les plus utiles, le blocage de cristal. Très rapidement, le cristal devrait se former sous les pieds de ma cible et l’enfermer, croissant sur lui pour l’immobiliser complètement. Toutefois, j’avais déjà prévu de m’arrêter après ses épaules, afin de lui laisser la possibilité de tourner un peu la tête et, bien sur, de parler. Mon air était ahuri et mes joues encore humides des larmes que j’avais versées. Fort heureusement, l’inconnu portait encore sa capuche et ne pouvait donc pas voir cela, tout comme je ne pouvais voir son visage. Je ressentis d’abord une terreur sans nom, me demandant si ce n’était pas lui qui serait revenu pour moi. Mais mon cerveau recommença à fonctionner normalement et j’estimai qu’il n’était pas assez grand, ni assez maigre. Mais qui était-ce alors?

    - Déclinez votre identité et donnez-moi une seule bonne raison de ne pas vous abattre sur le champ!



    Technique utilisée :

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